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Comment réussir son hackathon en 10 conseils pratiques (mais ça n'empêche pas de prendre un bon animateur expérimenté !)

  • Photo du rédacteur: Wheeldogs Consulting
    Wheeldogs Consulting
  • 19 févr.
  • 5 min de lecture

Devenu populaire depuis plusieurs années, le hackathon est devenu un format un peu fourre-tout et presque banal.

Trop banal, parfois.


Il y a 3 bonnes raisons d'organiser un hackathon : pour “réussir à innover sur un sujet bloqué”, pour “engager les équipes à potentiel”, et pour “faire émerger des idées

Mais l'erreur serait de s'engager dans le montage d'un hackathon sans avoir trop cadré ce qu’on en attend réellement, de s'engager pour voir...

Résultat à prévoir : beaucoup d’énergie dépensée par les organisateurs et par les participants, 2 ou 3 jours de franche déconnexion, des démos sympathiques… et peu de suites concrètes, une vague d'engouement qui fait flop.


Un hackathon réussi est un véritable événement.

Un hackathon réussi est bien plus prenant et mémorable qu’un séminaire.

Mais il s'inscrit toujours dans un avant, et un après, il n'est jamais isolé.

Utilisé comme un outil de travail bien cadré, au service d’un objectif d’innovation précis, il peut définitivement vous faire gagner un temps précieux, qui se mesure en plusieurs mois, au minimum.


Alors voici comment réussir son hackathon en 10 conseils pratiques, acquis tout au long des 25 événements organisés avec les clients, pour éviter l’effet gadget, et en faire un vrai levier de transformation opérationnelle et culturelle !


Comment réussir son hackathon en 10 conseils pratiques

#1. Commencer par un problème précis et opérationnel


Un hackathon ne sert à rien s’il s'appuie sur un thème trop large ou trop abstrait.
“Innover dans la relation client” ou “Imaginer le futur de notre métier” seront probablement de mauvais points d’entrées.

À l’inverse, un problème clair, concret, situé, crée immédiatement de l’engagement. Les participants doivent comprendre ce qu’ils cherchent à résoudre, pour qui, et pourquoi maintenant.

Pour écrire et définir votre problème, commencez toujours par « Comment pourrait-on faire pour… » , insérez un problème opérationnel concret, et terminez par « … au sein de telle Business Unit. »


#2. Assumer des contraintes claires dès le départ


La créativité ne naît pas dans le vide.

Un bon hackathon pose des contraintes explicites : périmètre, technologies autorisées, délais, mobilisation de l’attention, ressources disponibles, critères de succès. Ces contraintes guident les équipes dans leurs choix et dans leur motivation en mode challenge. Et c’est là que les résolutions exploitables vont se dégager d’idées consensuelles et molles.

Dans les critères de succès, il est difficile de se passer de 2 éléments : délivrer un cas d’usage précis, et réfléchir aux contraintes technologiques, business et environnementales.


#3. Constituer des équipes réellement pluridisciplinaires


Empiler des profils similaires dans une même équipe est le meilleur moyen d’obtenir des solutions prévisibles.

Comme disait Einstein, on ne résout pas un problème avec les mêmes esprits que ceux qui l’ont créé.


Un hackathon fonctionne quand il mélange métiers, niveaux de séniorité, compétences techniques et opérationnelles. Il permet de créer du lien et une expérience unique et immersive, de se faire de nouveaux contacts dans l’entreprise, et d’apprendre comment travaillent les autres directions. C’est une richesse énorme !


#4. Clarifier ce qui est attendu en livrable final


Prototype, concept, recommandation, démonstrateur fonctionnel : il faut trancher.
L’ambiguïté sur le livrable final crée de la frustration et dilue l’effort.

Et peut créer un vrai désalignement à la toute fin de l’événement. Les équipes doivent savoir ce qu’elles doivent produire, à quel niveau de maturité, et comment cela sera évalué. Les critères et les profils du jury doivent être connus dès le démarrage.


#5. Prévoir un vrai temps d’atterrissage


Un hackathon ne se joue pas uniquement pendant les quelques jours de l’événement.
Le temps de restitution, de mise en perspective et de discussion est aussi important que le temps de production. Sans ce moment d’atterrissage, les idées restent suspendues, sans lien avec la réalité de l’organisation.

Il faut donc prévoir non seulement un sas de décompression et de discussion avec les membres du jury (sur un format de type cocktail), mais aussi un point de présentation des résultats de l’équipe auprès de la Business Unit demandeuse bien après le hackathon. Sur un format plus long et plus axé sur l’échange que lors du pitch final.


#6. Impliquer les décideurs, au bon moment


Faire venir des décideurs uniquement pour la photo de classe ou le discours d’ouverture ne sert pas à grand chose.
En revanche, leur présence aura du poids tout au long du processus du hackathon. En amont, pour proposer et valider les problématiques. Pendant l’événement, pour faire des checkpoints et soutenir la démarche des équipes concernées. Ou simplement leur rendre visite et questionner leurs travaux. En aval, pour prendre le temps d’une restitution plus détaillée (voir point #5).


#7. Préparer l’après, avant même de commencer


Un hackathon sans suite est un exercice coûteux et frustrant.
Avant même de le lancer, il faut savoir ce qui pourra être poursuivi, avec quels moyens, et selon quel processus. Ce cadrage évite les fausses promesses et renforce la crédibilité de l’initiative, notamment auprès des participants d'une année sur l'autre.

Demandez-vous, avant même le début de l'événement, ce que vous avez prévu pour intégrer les bons projets dans la feuille de route de l'entreprise.


#8. Accepter que tout ne soit pas “disruptif”


Tous les résultats d’un hackathon ne seront pas disruptifs, et ce n’est pas un problème.
Parfois, la vraie valeur est ailleurs : une meilleure compréhension d’un sujet, un alignement entre équipes, la mise en lumière de blocages existants, une nouvelle approche d’une solution connue mais qui sera plus efficace…

Chercher à forcer l’innovation « technologique » à tout prix conduit souvent à des idées artificielles et difficilement exploitable du côté opérationnel.

D'autant plus que l'innovation peut-être ailleurs : managériale, organisationnelle, sociale, business models...


#9. Soigner l’animation plus que le décor


Un bon hackathon ne repose pas sur le lieu, les goodies ou les outils techniques utilisés pour l'occasion.


Il repose sur la qualité de l’animation : rythme, relances, capacité à débloquer les équipes, à recadrer sans brider, moments de remobilisation de l’énergie collective, esprit de compétition bien distillé…

L’animateur joue ici un rôle clé, souvent sous-estimé. Nous avons conçu et animé plus d’une vingtaine de hackathons, et c’est un exercice intense et épuisant !

Mais nous mettons une énergie conséquente à une chose : mettre du fun dans le quotidien des participants, sans trop les éloigner de leurs objectifs !


#10. Considérer le hackathon comme un moyen, pas une fin


Le hackathon n’est ni une preuve d’innovation, ni une solution miracle.


C’est un format aux mains d'une Direction Innovation parmi d’autres, utile quand il est bien utilisé, inutile quand il sert à masquer l’absence de décisions.

Lorsqu’il est bien conçu, il permet de faire émerger des pistes concrètes et de mettre les équipes en mouvement. Nous avons des taux de reprise de projets post hackathon qui peuvent monter à 75% des projets contruits par les équipes, pour une moyenne de 30% sur l'ensemble de nos hackathons.

Mais c’est une des nombreuses possibilités à la main de la Direction Innovation pour favoriser la culture de l’innovation et la résolution de problème, une possibilité parmi beaucoup d’autres.


Vous avez besoin d’aide pour organiser votre hackathon ?

Wheeldogs peut vous aider ! Nous vous proposons de piloter la préparation, et d’apporter la bonne animation et le bon niveau de coaching de vos équipes, avec un vivier de 8 coachs ultra expérimentés et habitués à travailler ensemble sur ces formats.

 
 

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